Monsieur M., Congolais, mécanicien sur vélos
Monsieur M. est formé dans son pays, la République démocratique du Congo, en maroquinerie et a travaillé comme artisan indépendant et comme employé de l'approvisionnement des forces armées dans ce domaine.
En 2005, il arrive en Suisse. Très désireux d'entreprendre une activité, il s'inscrit rapidement au Programme d'occupation Vélo, organisé en collaboration avec l'association Lausanne-Roule. Il a la chance participer à des ateliers de réparation avec un mécanicien et se découvre un réel talent pour cette activité. Il prend de plus en plus de responsabilités au sein de Lausanne-Roule et, en 2007, il devient employé de Lausanne-Roule en tant que mécanicien vélo. Il est chargé de l'entretien des vélos de location ainsi que de l'encadrement des participants au programme d'occupation, où il fait preuve d'une grande capacité d'organisation et d'un don de formateur.
Après neuf mois en emploi, Monsieur M. reçoit une décision négative à sa demande d'asile et se voit retirer son permis N. Sans autorisation de travail, il doit quitter son poste et terminer son activité au sein de Lausanne-Roule. Pendant un an et demi, il ne bénéficie plus que d'une aide d'urgence .
En 2009, sa demande d'asile est ré-ouverte et il reçoit une admission provisoire. Il reprend de suite son activité au sein du Programme d'occupation Lausanne-Roule et commence à faire des recherches d'emploi. Très frustré par sa période de débouté, il doit reprendre confiance en lui et son intégration passe de nouveau par le programme d'occupation. Ses nombreux talents sont difficiles à vendre sur le marché du travail, les postes en maroquinerie et en mécanique vélo étant limités. Sans formation reconnue en Suisse, il doit chercher du travail comme manœuvre non-qualifié.
Une opportunité se présente cependant avec l'ouverture d'un nouvel atelier vélo dans le canton. Monsieur M. postule pour la position de responsable d'atelier. Il est confronté à la difficulté de ne pas posséder de permis de conduire, exigence pour de nombreux emplois et difficilement accessible aux demandeurs d'asile. Sa conseillère lui propose de commencer par un stage. Finalement, il est engagé comme mécanicien d’atelier.