Mme T., Tibétaine, serveuse

Mme T. est une femme tibétaine arrivée en Suisse le 24 août 2007. Elle est détentrice d’un permis N et obtient son permis F (admission provisoire) environ une année après.

Dès son arrivée, elle suit les cours de français langue étrangère (FLE) au foyer de Crissier, ainsi que les cours d'acquisition de qualifications de base (AQB) au Centre de formation d'Ecublens. Elle bénéficie ensuite de mesures d'intégration financées par le canton pour un cours de français intensif auprès de l’Ecole club Migros. C’est à cette même période qu’elle est envoyée au Groupe emploi de l'EVAM pour un premier bilan. Son projet professionnel est le même que dans son pays d’origine, à savoir le métier de serveuse.

Elle est orientée vers les cours Go-Job et Ok-Job qu’elle commence en janvier 2009, où elle se montre très assidue et sérieuse dans toutes les activités proposées. Au cours de la formation Ok-Job, elle comprend l'importance du réseau. Elle obtient alors des informations sur un employeur de la part d’une apprenante du cours et se présente au restaurant « Chez Valente »  pour un premier stage. Elle est prise pour une période d'un mois. Cependant l’employeur ne désire pas la garder car elle manque d’expérience et son français n’est pas suffisant.

Pourtant, quelques jours après, l’employeur téléphone à la conseillère emploi de l'EVAM qui la suit pour se renseigner sur la procédure administrative d’engagement. Il souhaite engager Mme T. pour un poste de serveuse à 100%. Pour encourager sa demande, la conseillère lui signale qu’elle va commencer un cours Perfecto dans le domaine du service, cours qui viendra améliorer ses connaissances techniques ainsi que son aptitude à la communication, aux conseils et la vente auprès des clients. L'employeur est ravi. La conseillère convient de passer au restaurant d’ici deux semaines pour se faire connaître, répondre à ses questions et vérifier que tout se passe pour le mieux.

Environ deux mois plus tard, Mme T. reçoit le permis de réfugié provisoire. Son dossier est transféré au Centre social d'intégration des réfugiés (CSIR) le 1er octobre 2009.