Simonetta Sommaruga visite le foyer de Crissier, où vivent 337 migrants

La conseillère fédérale en charge du Département de justice et police a rencontré le 11 octobre 2011 des responsables du dossier de l’asile dans le canton de Vaud, des collaborateurs de l’Etablissement vaudois d’accueil des migrants (EVAM) ainsi que des requérants.

De gauche à droite: Philippe Leuba, Simonetta Sommaruga, Pierre Imhof et Pascal Rochat (photo ARC)De gauche à droite: Philippe Leuba, Simonetta Sommaruga, Pierre Imhof et Pascal Rochat (photo ARC)

En visite dans le canton de Vaud le mardi 11 octobre 2011, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a démarré son programme du matin par la visite du foyer d’accueil et de socialisation de l’EVAM à Crissier, où sont logés 337 requérants d’asile de 44 nationalités différentes. Après une discussion avec Philippe Leuba, conseiller d’Etat en charge du Département de l’intérieur, Erich Dürst, chef de la division asile au Service de la population, et Pierre Imhof, directeur de l’EVAM, elle a salué les collaborateurs du foyer puis pris connaissance des conditions d’hébergement et des prestations prévues pour les migrants. Elle a notamment visité une famille logée dans un abri antiatomique de ce foyer initialement prévu pour 308 personnes mais dont le taux d’occupation est actuellement de 109%.

"Cette année a été plus difficile en raison du nombre croissant de demandeurs d’asile à héberger. La collaboration entre les cantons et la Confédération est plus indispensable que jamais", a déclaré la cheffe du Département fédéral de justice et police en préambule. Les échanges qui ont suivi entre les différents responsables ont porté sur la coordination entre les acteurs fédéraux et cantonaux, sur l’accélération - souhaitée par tous - des procédures d’asile, sur l’application des décisions fédérales ainsi que sur le renvoi et l’aide d’urgence des personnes déboutées. "Les acteurs de l’asile sont critiqués tous les jours de tous les côtés", a constaté Mme Sommaruga.

Lors de son parcours dans les locaux, la conseillère fédérale a demandé comment se passaient la cohabitation entre les résidents ainsi que les relations avec la commune, et s’il y avait des problèmes de délinquance dans ce foyer. Le directeur de l’EVAM a souligné que s’il était difficile d’ouvrir de nouvelles structures ailleurs dans le canton, les foyers déjà établis de longue date, comme celui de Crissier, ne posaient pas de problèmes particuliers, surtout quand ils abritent également des familles avec enfants scolarisés. Quant aux problèmes de trafic, ils se concentrent surtout dans les foyers d’aide d’urgence qui hébergent des migrants n’ayant plus rien à perdre. Pascal Rochat, responsable du secteur Lausanne de l’EVAM, a expliqué qu’à Crissier par exemple, 90% des interventions de police en début d’année avaient concerné un seul résident souffrant de problèmes psychiatriques.

A l’heure de partir, Mme Sommaruga a encore eu un échange avec un participant au programme d’occupation « Traductions » de l’EVAM, en Suisse depuis 8 ans et dans l’attente d’une réponse de l’Office fédéral des migrations sur sa demande de régularisation pour laquelle le canton a déjà donné son feu vert il y a 16 mois. La question initiale de l’accélération des procédures prenait ainsi tout son sens.


Auteur-e: EME
Date: mardi, 11 octobre 2011
Catégorie: Accueil et socialisation, Secteur Lausanne, Partenaires, Sites, Communiqué de presse