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9 Permis B suivent les cours de l'EVAM. Une tendance à  la hausse

Les réfugiés statutaires sont de plus en plus nombreux au Centre de formation d'Ecublens. Cette évolution va dans le sens du Plan stratégique de l'EVAM.

Pour la rentrée de janvier 2009, le Centre social d'intégration des réfugiés (CSIR) a inscrit 9 personnes dans les cours de l'EVAM. Il s'agit d'anciens requérants d'asile qui n'ont pas atteint le niveau de compétence A2 du Cadre européen commun de référence pour les langues, considéré comme la maîtrise d'un Français de survie.

Ces 9 élèves représentent 10% des élèves du Centre de formation de l'EVAM, qui accueille en outre une quinzaine de mineurs non-accompagnés. En plus du français, le centre dispense des cours d'alphabétisation pour les plus faibles, ainsi que des cours de maths et de culture générale. Il forme enfin les plus avancés à  "l'acquisition de qualifications de bases", soit un apprentissage de la gestion administrative privée (budget familial, assurances, impôts, etc.)

"Apprendre le français, ce n'est pas simplement avaler de la grammaire. C'est vivre dans cette langue!", professe Jean-Bernard Modoux, responsable pédagogique au Centre de formation de l'EVAM. C'est pourquoi les échanges interculturels et la pratique de la langue sont favorisés dans des contextes variés (visites, ateliers, etc.) grâce au soutien de l'équipe éducative qui complète le corps enseignant.

Selon le responsable pédagogique, les 9 réfugiés statutaires s'intègrent bien parmi les autres élèves. Ils ont les mêmes origines (beaucoup viennent d'Erythrée notamment), ont connu le même parcours et sont confrontés aux mêmes difficultés d'intégration. "Au début, c'était un peu dur pour certains, qui avaient l'impression de retourner à  la case départ", explique Jean-Bernard Modoux. Mais ces personnes n'ont pas d'autre choix que d'avancer si elles veulent un jour trouver du travail. Et surtout, le CSIR suit attentivement leurs progrès: les absences peuvent être sanctionnées au niveau du revenu d'insertion (RI).

L'accès aux prestations de l'EVAM par des étrangers de tout statut fait partie des objectifs du Plan stratégique de l'établissement pour les trois ans à  venir. La participation des réfugiés statutaires apporte 2500 francs par trimestre et par élève à  l'EVAM, ce qui pourrait aisément financer un poste supplémentaire de professeur. Mais se pose maintenant le problème de la place. Si l'EVAM ne veut pas léser ses propres bénéficiaires en supprimant des places dans les classes pour les requérants d'asile en procédure (permis N) et les personnes admises à  titre provisoire (permis F), de nouveaux espaces devront être créés. Rien que pour le prochain trimestre, de nouveaux élèves ayant un permis B sont d'ores et déjà  annoncés.


Auteur-e: EME
Date: mercredi, 11 février 2009
Catégorie: Encadrement, Formation, Partenaires