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Réponses de l'EVAM à  la "lettre ouverte des résidentes du Simplon"

Une lettre ouverte rédigée au nom des femmes NEM et déboutées résidentes du Simplon nécessite plusieurs rectifications de la part de l'EVAM. Car si l'analyse est juste du point de vue de la détresse des personnes à  l'aide d'urgence, il est faux d'affirmer par exemple que ces personnes sont privées d'assurance maladie.

  • Tous les résidents du Simplon à  l'aide d'urgence touchent Fr. 9.50 par jour et par personne.
  • Les contrôles sont les mêmes dans tous les centres d’hébergement collectif. Ronde par la surveillance et contrôle en chambre: une le soir à  22h00 pour vérifier le départ des visites. Pas d'autre visite systématique en chambre n'est effectuée. L'Intendant peut intervenir en chambre pour réparer des éléments. Il frappe deux fois et attend  une réponse avant d'entrer. Si pas de réponse après deux fois, il entre.
    Le droit de l’EVAM à  contrôler les chambres est inscrit dans la LARA (articles 32 et 33) et a été confirmé par un arrêt du Tribunal fédéral daté du 24 mai 2007 (point 5).
    Par ailleurs, l'arrêt du 14 septembre 2006, de la cour  constitutionnelle du canton de Vaud a pris position sur cette question au point 6 (les requérants remettaient en question l'art 32 LARA qu'ils considéraient contraire aux articles 13 alinéa 1 Cst et 8 CEDH): "Pendant toute la durée de l'hébergement l'établissement veille à  ce que utilisation des locaux qu'il met à  disposition soit conforme  à  la législation en matière d'aménagement du territoire et des constructions, ainsi qu' à  la décision d'hébergement. A cet effet, il est habilité à  effectuer des contrôles. Des visites non annoncées des locaux sont possibles". En gros, la cour dit: "Les droits garantis par l'article 13 Constitution - ou l'art 8 CEDH - ne le sont pas de façon absolue. Ils peuvent être restreints aux conditions prévues par l'art 36 Constitution. En d'autres termes, les restrictions doivent reposer sur une base légale, être justifiées par un intérêt public prépondérant" (...) " Il existe un intérêt public certain à  pouvoir vérifier que les locaux mis à  disposition des demandeurs d'asile ne soient occupés que par les ayant droit et non pas d'autres personnes,(...). Il est en effet dans l'intérêt public non seulement d'assurer la salubrité et l'hygiène publiques, la protection des populations mineures mais aussi d'éviter des abus de la prestation d'hébergement (...)" La requête a donc été rejetée.
  • Les chauffe-biberons sont autorisés dans les chambres ainsi que les micro-ondes. Une affiche a été placardée pour en informer les résident-e-s. Pour raison de sécurité, les plaques électriques sont interdites aux étages. En effet, des cuisinières sont à  disposition au rez-de-chaussée. De plus, les résidents sont informés qu'ils ne peuvent utiliser qu'un appareil électrique à  la fois par chambre, sinon les plombs sautent.
  • La majorité des résidents ont des TV et lecteur DVD dans les chambres. Une TV est cependant mise à  disposition dans la salle de loisir. Afin d'éviter les vols, la télécommande est en effet à  demander aux surveillants. Aucune exigence n'est requise pour disposer de cette télécommande.
  • Les programmes d’activité sont rémunérés 300.- par mois pour  20 heures par semaine sur une base volontaire, comme les programmes d'occupation pour requérants d'asile. Cette somme s'ajoute à  l'assistance financière. Des contrôles sont effectués, mais aucun nettoyage n'a jamais été exigé le soir. Les participant-e-s reçoivent une liste des tâches à  faire. Le paiement se fait le mois suivant le travail effectué, quand la personne vient chercher son assistance financière au siège de l'EVAM à  Sévelin. Actuellement 5 femmes et 2 hommes font des nettoyages. L'activité est indemnisée en fonction du temps fourni. Les indemnités vont de Fr. 150.- à  300.-.
  • Une salle de jeux et un jardinet sont accessibles dans le centre. Le parc de Milan est à  deux pas. Des bénévoles viennent 2 après-midi par semaine offrir des activités aux familles. De plus, les associations traditionnelle d'aide aux migrants sont disponibles : Appartenance (garderie pour les enfants si les femmes suivent des activités), Maison Ouverte (accueil adulte et enfant), Maison de Quartier sous gare: réunion lundi après-midi, service garderie et activités séparées pour les mamans, etc.. Pour l’occupation des mamans, des cours de français sont également offerts au Simplon pour les bénévoles 2 fois par semaine.
    Les requérants en procédure non plus ne reçoivent pas d’argent pour payer une baby-sitter.
  • Toutes les familles avec enfant mineur à  l’aide d’urgence sont affiliées à  l’assurance maladie. De plus des visites préventives régulières sont faites par le  Centre de soins infirmiers au centre du Simplon.
  • Plus de la moitié des déboutés se trouve encore en appartement , en raison de leur situation familiale, administrative ou médicale.
  • Tous les déboutés sont interdits de travail dans le canton de Vaud depuis 2005.

Fichiers :
080701_Lettre_ouverte_Simplon.pdf99 K
Auteur-e: EME
Date: vendredi, 04 juillet 2008
Catégorie: Aide d'urgence, Communiqué de presse