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Une journée irakienne à Ste-Croix, organisée par des requérants
Andreas Zurbrugg, assistant social, raconte d'où est venue l'initiative montée mercredi 9 avril au village par des résidents du centre d'accueil.
L’idée d’organiser une journée de présentation de l’Irak est né lors d’un module sur la vie en Suisse (« ... et la prochaine fois, c’est à vous de me présenter votre pays ...») Ça aura pu être n’importe quel pays. J’avais essayé en vain d’inciter l’année passée les Erythréens. Mais cette fois-ci, l'idée a pris: il y avait réellement deux requérants irakiens porteurs de l’initiative.
Le projet était initialement prévu dans le cadre des après-midis thématiques au centre, qui ont lieu toutes les 4 semaines. Mais on a très vite manqué de place, et nous avons pu réserver la salle de la paroisse reformée de Ste-Croix, gracieusement mise à disposition par l'Eglise.
J’ai transmis à M. Al Touma une clef USB et lui ai demandé de me faire une petite trame. Concept : partager la richesse culturelle et humaine de ce pays qui — actuellement — vit une période difficile. « Nous ne sommes pas des terroristes, nous sommes fiers de notre pays », voulait-il faire passer comme message. D'où l'envie de partage et de convivialité.
Tout devait aller très vite, les personnes ne restant que 2 mois à Ste-Croix et ces deux irakiens étant alors NEM en recours, et définitivement débouté depuis. Nous avons opté pour le 9 avril qui tombait à pic dans la semaine sur l’intégration, et 5ème anniversaire de l'intervention américaine en Irak.
L’invitation a été sciemment faite au nom de la communauté irakienne du centre EVAM. Nous avions tablé sur environ 50 personnes: il y en a eu entre 50 et 100, dont au moins 3 journalistes (24 heures, Journal de Ste-Croix et La Région), ainsi que des responsables de l'EVAM (Pierre Imhof, directeur, Pascal Rochat, responsable de la phase accueil, et Alain Duciel, responsable social).
Les présentations ont été faites pour la plupart en anglais. Nous avions également préparé une documentation sur l’Irak tirée d'internet. Tous les participants — surtout autour du buffet irakien — ont pu confirmer qu’il n’est pas forcément nécessaire de parler la même langue pour communiquer, partager et fêter. Plus d’un invité a ainsi appris que l’Irak, ce n’est pas seulement du pétrole, du sable et la guerre, mais également le berceau de l’humanité, entre Tigre et Euphrate. Certains en ont aussi profité pour découvrir que l’EVAM avait remplacé la Fareas...
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Auteur-e: Andreas Zurbrugg, assistant social
Date: jeudi, 10 avril 2008
Catégorie: Phase accueil, Sites, Revue de presse
